Docteur Inks et Mister Vibes, le parcours atypique de Damien

par TAPTEKERS le 16 décembre 2019

Certains s’orientent vers l’imprimerie dès l’adolescence, apprenant les bases du métier à l’école. Pour d’autres, il s’agit d’une découverte plus tardive, mais la passion n’en est pas moins forte. Damien, sorti du Cepegra en 2019, est de ceux-là…

Docteur Inks et Mister Vibes, Damien est imprimeur le jour, DJ la nuit.
Docteur Inks et Mister Vibes, Damien est imprimeur le jour, DJ la nuit.

L’itinéraire d’un passsioné hyperactif

Après un parcours d’études techniques aux Aumôniers du Travail, ce « touche-à-tout » exerce différents métiers. D’opérateur machine dans le secteur alimentaire, il bifurque totalement vers la vente. Il intègre ensuite, en tant qu’indépendant, une agence de graphisme et communication présente dans l’événementiel et commence, de manière autodidacte, à s’intéresser au graphisme.

Mais ses compétences ont des limites. Il se décide alors à suivre des cours du soir pour approfondir sa formation et le lien se crée avec l’imprimerie. Son statut d’indépendant ne le satisfait cependant pas. Il cherche donc à se stabiliser et se rend compte que le métier d’imprimeur, qui correspond à ses différentes affinités professionnelles, est peut-être celui qui correspond à ses attentes.

Cet hyperactif ne s’arrête pas là et présente encore d’autres facettes. En plus de ses nombreuses activités, il est aussi DJ – Rôdham est son nom d’artiste – et au fil des années, il s’est forgé un nom dans le milieu de la nuit. Il a notamment créé un festival, le Jardin des Pommes, basé sur un concept particulier de festival « secret ». Les participants réservent leur place à l’avance mais ne sont mis au courant du lieu des festivités qu’au dernier moment et acceptent de faire de nombreux kilomètres pour ne pas rater l’événement ! https://jardindespommes.be/

Un petit passage motivé et enthousiaste au Cepegra
fera la différence

Début 2018, Damien se présente à nous avec ses multiples « bagages » et passe les tests pour suivre la formation « conducteur offset ». Malgré son peu de prérequis dans le domaine, nous prenons alors le pari de le sélectionner pour cette formation car sa personnalité et sa motivation sont frappantes. Le moins que l’on puisse dire c’est que nous ne nous sommes pas trompés, dès le départ il montre un intérêt incroyable et évolue à grands pas. Sans cesse il cherche à se perfectionner et son enthousiasme fait plaisir à voir.

Sa formation terminée il effectue un stage actif en entreprise de six semaines, et c’est à ce moment qu’il se rend compte qu’il ne s’est pas trompé et que ce métier est fait pour lui. Malheureusement l’imprimerie où il est en stage n’engage pas…

La chance sourit aux audacieux

Ce n’est que partie remise. Il faut toujours un petit brin de chance et la chance sourit aux audacieux !!! L’audacieux dans cette histoire n’est pas Damien mais plutôt Guy-Philippe de Ribaucourt, fondateur de l’imprimerie Paperland à Uccle.

Il y a un peu plus d’un an, Guy-Philippe contacte le Cepegra car il cherche un conducteur de presse. Il veut quelqu’un d’assez souple d’esprit, capable de travailler en équipe et qui surtout ne prestera qu’en horaire de pause et uniquement l’après-midi. C’est une évidence, Damien est taillé pour ce poste et les horaires lui permettront de continuer son activité de DJ.

Le feeling passe tout de suite entre eux et, bien que Damien manque d’expérience en production, Guy-Philippe prend le risque de l’engager et son audace va payer. Damien est immédiatement mis dans le bain et jour après jour assume son poste. Il doit bien entendu faire face aux aléas de la production et apprend surtout à gérer son stress. Il est mis à rude épreuve pour son premier jour de travail car il se retrouve confronté à devoir imprimer un job en cinq couleurs… mais cinq couleurs Pantone. Pas vraiment le travail le plus simple même pour un conducteur expérimenté ! Il relève le défi et comprend subitement la responsabilité qu’il aura au fil de sa future carrière. Un exercice très valorisant pour quelqu’un qui aime le travail bien fait.

Lors de son interview, Damien m’explique qu’il n’a jamais autant stressé que ce jour-là et qu’il doit beaucoup à ses collègues qui l’ont vraiment épaulé. Il faut dire que l’esprit familial de cette entreprise crève les yeux et que l’ambiance de travail y est vraiment plaisante. L’anticipation, les problèmes d’impression, les défis journaliers font que Damien ne regrette vraiment pas ses choix et espère pouvoir se réaliser et progresser dans ce formidable métier.

Paperland

Paperland est une entreprise familiale créée en 1976 où Guy-Philippe a fait ses débuts principa-lement en typographie dans la cave parentale. En 1978, il rachète l’imprimerie Clémenceau puis s’installe Place Saint Job, le mouvement s’accélère puisqu’il rachète aussi l’imprimerie offset De Potter et plus tard Blondiaux. Le manque de place le fait migrer chaussée d’Alsemberg.

Façade de l'imprimerie Paperland.
© www.paperland.be

Son atelier est équipé de différentes presses Heidelberg capables d’imprimer un panel assez conséquent et diversifié, que ce soit un travail en 10 couleurs recto/verso sur un papier très léger ou un livre d’art sur un papier plus noble, rien n’est impossible et le maître-mot reste avant tout la qualité. Des clients « prestigieux » font confiance à cette institution et ce depuis de nombreuses années.

Photos représentant des équipements des ateliers d'impression et de finition.
Chez Paperland l’atelier d’impression est équipé de différentes presses Heidelberg. L’atelier de finition est tout aussi complet. © https://www.paperland.be/mag/fr/galerie.html

L’atelier de finition est tout aussi complet et l’utilisation des presses typographiques est intense, l’ennoblissement, l’impression en relief, la dorure à chaud sont quelques-uns des petits plus qui différencient cet imprimeur de la concurrence.

Exemple d'un Gaufrage – Timbrage à sec.
Le Gaufrage – Timbrage à sec est une technique qui consiste à presser un motif dans le papier ou le carton et ainsi de créer du relief. On parle aussi d’une impression à sec car ce procédé ne nécessite pas d’encre. Le motif du gaufrage est effectué à partir d’un cliché que l’on applique par pression.
© https://www.paperland.be/mag/fr/finitions.html

À côté de gros clients réguliers, l’entreprise accueille aussi une myriade de petits clients et tous, sans exception, sont logés à la même enseigne. Le service doit être complet, rapide et parfait.

Lors de ma visite, j’ai eu le plaisir de revoir certains anciens collègues mais surtout un autre ancien stagiaire qui travaille depuis 10 ans principalement en typographie, Maxime Rouard. Quel plaisir de le voir à l’œuvre et surtout de le voir prendre du plaisir à réaliser son métier.

L’imprimerie reste un art, un art qu’il faut préserver.

Si la formation au métier de conducteur offset vous intéresse, n’hésitez pas à vous inscrire à la prochaine séance d’information sur :
https://formation-cepegra.be/formation/imprimeur-conducteur-de-presse-offset/

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