To be or not to be Adeline O’Moreau

par tm le 30 juin 2015

Partant à Londres pour assister à FOWD (Future Of Web Design), je ne pouvais manquer l’occasion de passer un peu de temps avec deux anciens stagiaires. Après de joyeuses retrouvailles avec Maxime (médaillé Euroskills Lille 2014) qui travaille chez Neverbland, compte rendu de mon entretien avec Adeline O’Moreau qui « bosse » chez… Google !

Adeline O'Moreau


Je retrouve Adeline dans un bar à cocktail pas loin de Soho. Elle n’a guère changé depuis sa sortie du Cepegra fin 2012 et possède toujours ce grand sourire et cette énergie communicative.

Retour sur un parcours (et une personnalité) atypique…

Rêvant de combiner logique et création, Adeline se lance en 2007 dans des études d’architecture. Malgré une première année réussie, elle éprouve quelques frustrations à devoir « passer la main » après le stade de la conception. Elle mesure en effet qu’elle ne pourra pas être à la réalisation (et encore moins l’utilisation) de son projet.

Elle fuit donc en Finlande histoire de méditer sur le « meaning of life » et dispenser des cours d’arts plastiques à des jeunes un peu désœuvrés et en plein questionnement (ironie).

De retour en Belgique, elle réussit le concours d’admission pour étudier le design industriel à La Cambre. Une façon, sans doute, de se rapprocher de l’expérience utilisateur. Malheureusement, Adeline rencontre beaucoup de difficultés avec ce qu’il lui apparaît comme un esprit de compétition exacerbé entre étudiants. « Pour réussir, tu dois prendre la place de quelqu’un… ».

Peu à l’aise dans cette jungle, elle retourne dans sa province luxembourgeoise où elle commence à travailler en tant que graphiste dans une imprimerie. Les promesses de formation (HTML/CSS) de son patron n’étant pas tenues, elle tentera rapidement sa chance en envoyant sa candidature au Cepegra.

Bien consciente de la chance inestimable qui lui est offerte (pouvoir se former sans s’endetter) elle découvre (et apprécie) un cadre moins « scolaire ». Un rythme soutenu, une vision d’ensemble, résolument orientée concepts et méthodologie, une large place laissée à la pratique lui conviennent visiblement assez bien. Son enthousiasme, sa motivation et une grande curiosité font le reste. Elle est désormais contaminée…

Adeline chez les brutes

Pour ne pas s’embêter pendant la fermeture d’été, elle décide de faire ses premières armes chez Emakina tout en sachant que son Graal s’appelle Epic, une agence digitale créative liégeoise qu’elle a repérée depuis longtemps déjà.

En fin de formation, son rêve devient réalité et elle décroche un stage qui lui permettra de travailler sur ce qu’elle considère encore comme son « meilleur projet » : Behind the brutes, une carte de vœux interactive pour l’agence happy2013.epic.net.

L’équipe lui fait rapidement et entièrement confiance. Elle peut ainsi vivre le projet de sa conception (« une idée un peu folle ») à la réalisation. Il s’ensuit une collaboration qui, si elle ne peut aboutir à un contrat, l’emmène avec le reste de l’équipe à Copenhague afin de représenter la Belgique au Creative Business Cup 2013. Bilan : le « Proof of Concept Award ».

CreativeBusinesCup

Escapade à Londres

Entre-temps, pour tuer une longue après-midi, Adeline se surprend à répondre à une offre d’emploi chez Less Rain. L’occasion, toujours intéressante, me confie-t-elle, d’avoir un regard sur son travail. Ce sera bien plus que cela puisque, deux semaines plus tard, elle est dans le train, direction… Londres !

Après un passage chez VCCP (une grosse agence de pub), elle débarque en juillet 2014 chez Google au Creative Lab (toujours à Londres). Au sein d’une équipe d’une vingtaine de personnes, sa mission est de développer le prochain concept révolutionnaire qui, de près ou de loin, vous fera aimer Google. :)

scratch
« Non, je n’ai pas de trottinette, mais les fameux 20 % de ‘side project’  représentent en fait 100 % de mon temps ».

 

Son contrat de 11 mois non renouvelable arrivant à terme, Adeline envisage maintenant la suite. Après quelques semaines de vacances au pays (histoire d’y retrouver sa famille, ses amis mais aussi quelques bonnes bières qui font défaut Outre-Manche), elle rêve déjà de ses prochaines aventures…

Elle se verrait bien travailler sur des projets de services ou applications et sur du plus long terme histoire de se rapprocher des utilisateurs et traduire leurs retours d’expérience en améliorations et nouvelles fonctionnalités.

Strava ou Citymapper ? New York ou San Francisco ? Après tout, il suffit d’y croire, non ?

Enfin, je ne pourrais terminer cet article sans vous parler d’Adeline Moreau, l’autre. Cette comédienne française au physique assez ressemblant (et qui en mystifie plus d’un) lui a, avec ses 5 ans de plus, « pourri son référencement » !

Il y a donc bien deux Adeline et, pour se démarquer, la « vraie » a décidé de s’ajouter une particule. Si vous voulez en savoir plus, il vous faudra donc googler Adeline O’Moreau ! 😉
adelineomoreau.com

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