PSO Episode 8 : calage et roulage

par Thierry H. le 27 mars 2013

Nous nous approchons de la fin de notre odyssée PSO. Si tout s’est bien passé jusque là, c’est sur une presse désormais calibrée que nous pouvons imprimer. Il suffira donc de s’en tenir aux densités qui ont été déterminées et de contrôler l’engraissement des points pour obtenir un résultat est presque garanti.

Parvenus à cette étape de la démarche PSO, il ne nous reste plus qu’à imprimer…
Parvenus à cette étape de la démarche PSO, il ne nous reste plus qu’à imprimer…

Tout notre parcours avait pour but d’en arriver là ! À partir de fichiers vérifiés, nous avons sorti une épreuve certifiée et des plaques fiables qui sont à présent prêtes à être montées sur une presse calibrée. Avant le calage, le conducteur devra encore vérifier l’épreuve et les plaques (présence de la Mediawedge, repérage d’anomalies visibles, etc.). Cette formalité terminée, il lui restera à régler sa machine en commençant par aller chercher le fichier CIP3 généré par le workflow Agfa Apogee (pré-réglage des encriers basé sur le contenu des différentes plaques de la quadrichromie).

Il peut alors lancer l’impression et, après une centaine de feuilles, en mesurer une avec le spectrocolorimètre embarqué du pupitre de la presse. Du résultat de ce contrôle dépendront les éventuels ajustement de l’encrage pour parvenir aux valeurs de densité déterminées lors de la calibration. Dans le cas du papier couché, nous avions obtenu 2,10 pour le noir, 1,55 pour le cyan, 1,65 pour le magenta et 1,55 pour le jaune. Ces valeurs peuvent surprendre mais les encres, même certifiées ISO, sont parfois à la limite des tolérances de la norme et il faut bien compenser leur manque de pigments…

Une fois les plaques calées et la presse pré-réglée, il restera à atteindre les valeurs de densité que nous avons déterminées lors de l’épisode précédent.

Une fois celles-ci atteintes, ce sera au tour de l’engraissement d’être vérifié. Si les valeurs sont plus basses que la limite inférieure de la norme, il faudra vérifier prioritairement les blanchets. Si elles dépassent la limite supérieure, c’est l’épaisseur des blanchets, l’eau de mouillage, l’encre (pollution par le papier, émulsion), la batterie d’encrage, la batterie de mouillage ou la qualité du papier qui devront être contrôlées…

Quant tous les voyants sont au vert, la production proprement dite peut commencer. Le travail n’est pas fini pour autant et, pendant toute la durée de celui-ci, il faudra sortir une feuilles toutes les deux cents copies et la soumettre à l’épreuve du spectrocolorimètre. Les valeurs devront bien entendu rester le plus possible dans la norme. Le conducteur s’assurera aussi que le repérage reste correct et qu’aucun maculage n’apparaît…

À titre purement indicatif, voici les valeurs d’engraissement pour papier couché que nous devons respecter pour rester dans la norme. La marge de manœuvre n’est finalement pas si étroite…

Encres

CMJ

Noir

40 %

80 %

40 %

80 %

Optimum

13,1

8,5

13,1

8,5

Minimum

9,5

6,3

9,5

6,3

maximum

17

11,3

19,8

12,7

En résumé

  • Les normes :
    • ISO 12647-2, une fois encore
    • Valeurs de densités déterminées pour le papier utilisé, valeurs d’engraissement de la norme
  • Les outils :
    • Workflow et pupitre de la presse (PRINTNET)
    • Presse
    • Densitomètre
    • Spectrocolorimètre

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