PSO épisode 3 : la création de fichiers

par Thierry H. le 11 août 2012

Pas question d’être moins exigeant avec les mises en page créées en interne qu’avec celles reçues de l’extérieur. De la gestion de la couleur jusqu’à la validation des PDFs, le chemin n’est pas facile et c’est pourquoi il gagne à être balisé.

Episode3

Ceux qui se lancent dans une démarche PSO ont intérêt à s’y connaître en PAO. Mais même les plus chevronnés des infographistes ont toujours quelques lacunes à combler ou peuvent améliorer leurs méthodes de travail. En fait, ce qu’on met en place dans cette étape de la démarche PSO, ce sont les régles qui présideront à la gestion des couleurs et à la fabrication des PDFs.

Profils ICC : une question de choix

Côté couleurs, il s’agit surtout de s’assurer que chacun utilisera les bons profils à bon escient. Au cepegra, nous nous sommes basés sur les recommandations de l’ECI et avons retenu les profils ISO Coated v2 300%, PSO Uncoated (qui remplace l’ancien ISO Uncoated), ISO Uncoated yellowish ainsi que l’ISO Newspaper 26v4 de l’IFRA (pour des raisons pédagogiques car nous ne l’utilisons bien entendu pas pour notre production interne).

Le choix entre l’ISO Coated v2 300% et le Fogra 39 n’a pas été facile. Le premier a bien quelques défauts (lors de la conversion des bleus non imprimables, par exemple) mais il nous a paru plus logique de choisir un profil limité à 300 % d’encrage total. Dommage que l’ECI n’ait pas cherché à améliorer son profil le plus populaire…

Le RVB nous a posé encore plus de problèmes. Entre l’Adobe RGB, standard de fait, et l’eciRGB, officiellement recommandé en Europe, le choix n’est pas simple. Aucun des deux n’est parfait et ils couvrent de manière quasi équivalente le gamut des encres quadri compatibles ISO 12647-2. En fin de compte, nous avons retenu le second nommé, mais sans plus de conviction.

Une fois ces décisions prises, nous avons mis en place plusieurs réglages de créations de PDFs. Pas question de se limiter au PDF-X1 alors que notre flux est tout à fait capable de traiter les données RGB de fichier X3. Dans les deux cas, ce sont bien entendu les profils CMJN cités ci-dessus qui sont utilisés. Quant aux versions plus récentes comme PDF/X4 ou 5, elles attendront encore un peu…

La vérification des PDFs se fait de la même façon que pour les fichiers reçus de l’extérieur : un profil de contrôle PitStop s’assure que tout est bon avant de commencer le traitement. Bien entendu, la correction des erreurs est plus aisée : les fichiers natifs sont généralement à portée de main et il n’y a pas de problème de responsabilité en cas de souci (nous flashons nos propres créations, à nous d’en assumer les éventuelles erreurs).

Tous les détails de la procédure sont bien entendu repris dans le manuel PSO afin que n’importe quel opérateur pré-presse puisse s’y référer si nécessaire.

En résumé

  • Les normes : en toute logique, elles sont identiques à celles appliquées aux fichiers clients. On peut choisir les profils à utiliser à condition qu’ils soient compatibles ISO 12647-2.
  • Les outils : les logiciels de création habituels ainsi qu’Acrobat et PitStop pour vérifier les fichiers finaux.

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