Valentin Meys au service de la pédagogie  !

par Quentin Jacques le 20 juin 2017

Difficile de croire que Valentin Meys n’a que 27 ans tant il a déjà accumulé d’expériences avant de débarquer au CEPEGRA de Gosselies. Et c’est son univers sonore et musical que cet ingénieur, passé par l’École Royale Militaire, a amené avec lui dans notre formation motion design, plus habituée à accueillir des amoureux de l’image ou des experts en 3D.

Valentin, comme un poisson dans l’eau : « Mon quotidien est très diversifié, je vais être partagé entre des tâches de tournage, de montage… mais aussi des animations à réaliser comme graphiste, ou soutenir l’équipe sur la postproduction son et le mastering ».

Originaire de Hannut, Valentin s’inscrit à l’IAD (Institut des Arts de Diffusion) après avoir passé deux années à l’école militaire. Il en sort avec le diplôme d’ingénieur du son en poche. Pas convaincu des débouchés qui s’offrent à lui, il développe ensuite des compétences de réalisateur audiovisuel à l’IFAPME de Liège, où durant une année il découvre le monde de la vidéo, du montage et du graphisme.

C’est là que j’ai appris à filmer, à monter des images et du son, avec une touche d’esthétisme dans la vidéo grâce à After Effects… J’y ai aussi découvert des programmes comme Illustrator ou InDesign, qui m’ont permis d’élargir mes compétences.

Dans la foulée de cette formation, il crée sa propre activité : Cassis Production, www.cassisproduction.be. Il enregistre et filme principalement de la musique classique, des chorales et des concerts, mais aussi d’autres événements culturels ou d’entreprise.

Malgré les compétences acquises – entre autres l’utilisation de la suite Adobe –, Valentin désire approfondir sa connaissance d’After Effects. Sa recherche sur Google d’une formation appropriée le conduit naturellement vers le Cepegra, où il dépose sa candidature.

Au Cepegra, outre la vidéo et la photographie, j’ai complété mes connaissances en After Effects, pour tout ce qui est animation 2D. J’ai appris de nouveaux logiciels tels que Cinéma 4D pour l’animation 3D, ainsi que les programmes de montage image Final Cut Pro X ou Premiere Pro, et Pro Tools pour le montage son. J’y ai acquis beaucoup de compétences techniques dans l’animation, en 2D comme en 3D. Cette formation m’a aussi appris à développer mon inspiration et à organiser mon travail, à travers les échanges avec les formateurs et l’utilisation de services comme Pinterest ou Trello.

Comme travail de fin de formation – « l’atelier Motion Design » – il réalise une capsule de promotion de son activité : un clip au « look » 2D, réalisé grâce au logiciel Cinema 4D – http://bit.ly/2gBW35R.

Valentin décroche ensuite un stage de six semaines – obligatoire pour terminer sa formation au Cepegra – à la Fédération Wallonie Bruxelles, dans le domaine de l’enseignement à distance et de la promotion sociale. Il y assume des responsabilités de Motion Designer, et travaille de manière indépendante et polyvalente. Il produit des supports audiovisuels pour les élèves de « l’école à distance » et des simulations en 3 dimensions pour les cours de physique. Il réalise aussi des capsules sur les grands scientifiques qui ont participé à l’histoire de la Science, ainsi qu’une capsule de promotion de l’enseignement à distance.

J’ai réalisé qu’il y a bien une demande en Motion Design, en publicité évidemment, mais aussi dans le domaine de l’enseignement ou dans d’autres secteurs comme le culturel, par exemple… même si les budgets ne suivent pas toujours ! Ces nouvelles technologies peuvent être au service de la pédagogie, afin de pouvoir développer un monde meilleur, où les gens sont plus éduqués, ont plus de savoir…

Quelques mois après la formation Motion Design au Cepegra, Valentin répond à l’appel à candidature lancé par le SAT (Service Audiovisuel et Transmedia) de l’université de Namur, et décroche le poste. Depuis septembre, il travaille donc dans ce service qui soutient la pédagogie au sein de l’UNamur… mais pas seulement ! Le SAT développe ses propres productions, et entretient l’ouverture vers l’extérieur à travers des collaborations, entre autres dans le domaine du Transmedia.

Mon quotidien est très diversifié : je vais être partagé entre des tâches de tournage, de montage… mais aussi des animations à réaliser comme graphiste, ou soutenir l’équipe sur la postproduction son et le mastering. Je travaille soit seul, soit en équipe : notre activité est très variée, et s’adapte aux nécessités de chacune des productions. À travers ces projets, nous pouvons soutenir la pédagogie, les professeurs, les chercheurs, les départements de science appliquée… C’est un travail très agréable, au sein d’une équipe où règne une bonne ambiance !

Un métier qui nécessite une continuelle évolution,
une « mise à niveau » des compétences, à travers la formation continue.

Au SAT, il m’est possible d’obtenir une formation, soit en ligne, soit via l’intervention d’un formateur extérieur. Nous effectuons aussi des visites comme au KIKK Festival ou à l’IBC à Amsterdam, afin de se « mettre à jour », tant au niveau de l’inspiration que des nouvelles technologies.

Personnellement, le soir ou le week-end, je continue à nourrir mon inspiration et ma pratique professionnelle par l’abonnement à certaines chaînes youtube, comme celle d’Adobe, par exemple. Suivre le travail d’autres graphistes et vidéastes est aussi une manière de se tenir au courant…

Par exemple, je dois prochainement développer une newsletter pour le service SAT, ce qui m’obligera certainement à passer par l’étape de codage en HTML…

Au-delà de l’envie d’en savoir plus, c’est une obligation d’être toujours meilleur, d’aller toujours plus loin dans ce métier, de ne pas se reposer sur ses lauriers. Il est aussi intéressant de régulièrement « élargir » ses compétences, en apprenant de nouvelles techniques et pratiques, qui pourront ensuite servir certains aspects du travail.

Par ailleurs, ma passion c’est de faire de la MAO (musique assistée par ordinateur) : je développe avec mon frère une chaîne youtube de pédagogie en musique. En tant que hobby, donc, je continue le soir de produire du contenu audiovisuel.

Même si l’on parle de nouvelles formes de média, moi je reste convaincu qu’une bonne vidéo, quand ça raconte une belle histoire, c’est émouvant… Il n’est pas toujours nécessaire de passer par de la VR (réalité virtuelle) ou une nouvelle technologie immersive : un beau docu, une belle pub peut émouvoir, faire vivre une expérience…

Et l’avenir, comment Valentin l’aborde-t-il ?

Avant tout, je me vois vivre heureux, vivre simplement… Je me sens bien ici, au SAT, au service de la pédagogie : éthiquement, cela me correspond, et je sais qu’il y a beaucoup de travail à faire, au service des étudiants, des enseignants, des chercheurs…

Valentin a clairement trouvé sa voie. Après avoir acquis des compétences d’ingénieur du son, de réalisateur audiovisuel, de motion designer… et d’entrepreneur à travers son activité personnelle, il se met maintenant au service de la formation et de la pédagogie, afin de rendre celles-ci le plus accessible à tout un chacun, à travers les outils et supports de notre époque.

Curieux d’en savoir plus sur le travail de Valentin : http://bit.ly/2hnQFmh

Quelques réalisations de stagiaires ayant suivi la formation au métier de Motion Designer en 2017 : http://bit.ly/MotionDesignCepegra2017

Vous êtes intéressé par la formation de Motion Designer et désirez en savoir plus,  la prochaine séance d’information aura lieu au Cepegra le 05  juillet 2017. N’hésitez pas à vous inscrire sur : https://www.formation-cepegra.be/formations/motion-designer