Imprimer ses propres créations en 3D, c’est magique !

par Thierry H. le 3 juillet 2015

Pouvoir transformer une création virtuelle sur l’écran en un objet bien réel que l’on pourra tenir en main, cela reste surprenant pour la plupart d’entre nous. Ce petit miracle est pourtant devenu presque banal grâce à la démocratisation des imprimantes 3D. Mais concevoir pour l’impression 3D demande malgré tout quelques connaissances techniques…

Imprimer ses propres créations en 3D, c’est magique !

Ceux qui viennent du monde de l’animation 3D et s’aventurent dans celui de l’impression perdent parfois de vue une règle simple, il ne suffit pas de dessiner une forme, il faut créer un objet. Même si ce qu’on voit sur l’écran ressemble à ce qu’on veut produire, il ne faut pas oublier de prendre en compte d’autres facteurs !

Une face n’est pas une paroi

Petit exemple : un bol, ce n’est guère plus qu’une demi-sphère. Pour en créer un, on pourrait être tenté de retirer la moitié de la forme originale en supprimant une partie de ses faces. Mais les choses ne sont pas si simples. Un objet doit être une surface fermée, avec une partie intérieure et une partie extérieure séparées par une paroi. Or ici, avec notre moitié d’objet il est impossible de déterminer la forme complète du bol.

Pour que sa surface soit bien continue, il faudra s’assurer que la demi-sphère possède bien une épaisseur. Alors seulement l’imprimante 3D sera en mesure de comprendre l’objet et de le restituer correctement.

De même, les parois d’un objet (mur de maison, épaisseur d’une boîte, etc.) doivent avoir une épaisseur minimum pour bien s’imprimer. Il faudra donc parvenir à la solidité souhaitée en jouant sur le nombre de parois ou leur remplissage.

Une autre contrainte vient du procédé qui sera utilisé. Sur les imprimantes à filament plastique, certains objets nécessiteront la création de supports lors de l’impression.

Et pour les objets plus complexes ? Un personnage créé pour l’animation 3D et possédant joints et parties étroites (formes qui se superposent, etc.), est souvent très délicat à imprimer.

Les méthodes qui ont servi à le modéliser n’ont généralement pas pris en compte les contraintes de l’impression. L’adaptation du fichier original à ces dernières est souvent difficile. Heureusement, il existe des outils pour mener cette tâche à bien, comme Autodesk MeshMixer3D Print Utility.

Une fois importée, le logiciel va transformer automatiquement votre modélisation pour la rendre imprimable (booleans, épaississement des parties trop fines, fermeture des parois ouvertes…). Bien sûr ces manipulations étant automatiques, il se peut que le résultat perde en précision ou ne vous convienne pas.

Elle ne remplacera pas une vraie modélisation adaptée à l’impression 3D et réalisée avec soin, mais cela rendra déjà pas mal de services…

Et si je veux de la couleur ?

La plupart des imprimantes en sont incapables et le format le plus utilisé, le STL, ne peut pas stocker d’informations de textures. Ici aussi, des solutions existent : la Projet 660 de 3D Systems du Cepegra, par son procédé d’impression comprenant des têtes CMJN, peut en même temps fabriquer un objet et lui appliquer les teintes contenues dans un fichier .WRL (il s’agit en fait de VRML, un format de réalité virtuelle utilisé en web design depuis 1994).

Attention toutefois : déposer de l’encre sur un substrat constitué d’une poudre très fine ne permettra pas d’obtenir des couleurs identiques à celles du rendu de l’écran ou d’une sortie papier classique.

On le voit, ces opérations n’ont rien d’insurmontable mais demandent malgré tout quelques connaissances. Vous voulez en savoir un peu plus ?

Le Cepegra vous propose désormais plusieurs petits cours pour expérimenter ces techniques :

  • Le 17/09, un module d’un jour sera consacré à l’impression 3D elle-même et portera sur les technologies utilisées, les formats de fichiers, les contraintes à respecter ou les problèmes à résoudre.
  • Les 30/09, 01 et 02/10, un module de 3 jours sera dédié à la modélisation à partir de logiciels simples. On y abordera à la fois la modélisation « techniques » et la sculpture « organique ».
  • Les 15,16,21,22,23/10, un second module de modélisation, d’une durée de 5 jours intéressera ceux qui sont prêts à aller plus loin et ne reculent pas devant l’utilisation de programmes plus puissants (de type Cinema 4D ou Blender).

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