EuroSkills, et après ?

par Thierry H. le 1 novembre 2013 pages > 1 2

Ils sont six à avoir porté nos couleurs en 2010 et 2012. Pour chacun d’eux, la participation à EuroSkills a été une expérience unique, qu’elle ait été couronnée de succès ou non. Et ceux qui étaient trop « vieux » pour retenter leur chance le regrettaient le plus souvent. Mais que leur est-il resté de ces quelques jours de stress et de compétition ? Pour le savoir, nous leur avons posé quelques petites questions.

Apothéose pour notre team 2012 de CrossMedia Publishing : Julien, Olivier et Thomas reçoivent la médaille d’or par équipe.
Apothéose pour notre team 2012 de CrossMedia Publishing : Julien, Olivier et Thomas reçoivent la médaille d’or par équipe.

Avant d’enfiler une fois encore nos tenues de chasseurs de têtes et de partir en quête de nouveaux candidats pour EuroSkills 2014, nous avons décidé de vous donner quelques nouvelles de nos vétérans des éditions 2010 et 2012. La compétition européenne leur a-t-elle servi de tremplin pour s’élancer vers d’autres aventures professionnelles ?

Lisbonne 2010

Sophie Bernès, Arts graphiques

Sophie est un cas particulier parmi nos candidats en PAO : elle travaillait depuis près d’un an lorsqu’elle a pris part au concours 2010. Mais ni sa situation ni le poids des médailles ne l’ont empêché de reprendre son envol : destination l’Australie pour 12 mois de voyage. De retour au bercail, elle n’a pas attendu longtemps pour retrouver un job…

EuroSkills, ça t’a servi à quoi ? J’avais déjà un emploi, donc cela ne m’a pas servi directement. Et chez In Fine, mon employeur actuel, ils me connaissaient déjà avant le concours : j’avais fait mon stage de fin d’études chez eux. Quand ils ont entendu parler des résultats d’EuroSkills, ils m’ont envoyé un mot de félicitations en me précisant que si je cherchais du boulot, je pouvais les appeler.

Un souvenir ? Le plus impressionnant, c’est d’être appelée sur le podium devant une salle remplie ! La remise du Mérite wallon, décerné en même temps aux frères Dardenne, à Justine Henin et à d’autres personnalités, ce n’était pas mal non plus…

Là, tout de suite, tu faisais quoi ? Aujourd’hui, j’ai fait un peu de web. C’est inhabituel pour moi mais l’agence travaille sur un projet pour Bongrain et nos collègues web designers sont un peu débordés…

C’est sur la plus haute marche du podium qu’est montée Sophie !

Guillaume Giansante, Web design

Depuis toujours, Guillaume a l’habitude de travailler en binôme avec son frère jumeau, Antoine. Mais EuroSkills les a séparés et c’est seul que Guillaume est parti pour Lisbonne, devenant le premier candidat web du Cepegra (il a rempilé en 2011 pour le Mondial de Londres). Depuis, il a retrouvé Antoine et ils ont repris ensemble le cours de leurs aventures. Guillaume est à présent responsable de la communication numérique à l’HELHA, son ancienne école, il travaille aussi en freelance et a créé, avec Antoine, la plateforme ArtCityTrip.com

EuroSkills, ça t’a servi à quoi ? Sur le plan professionnel, je ne sais pas si cela m’a servi. Ça a peut-être été un atout pour décrocher certains jobs mais je n’en suis pas certain. Par contre, cela m’a donné l’occasion de me remettre au web que j’avais un peu délaissé. J’ai beaucoup appris avec Thierry Michel, mon expert. Cela m’a également donné davantage confiance en moi.

Un souvenir ? La soirée de clôture à Lisbonne était formidable. Tous les participants relâchent la pression après une semaine vraiment intense…

Là, tout de suite, tu faisais quoi ? Je travaillais à la mise à jour de l’intranet des étudiants de l’HELHA. Histoire de le moderniser et de le rendre « responsive ».

Notre équipe 2010 lors de la présentation à la presse, dans les entrailles de l’Atomium.

Denis Poncin, conduite offset

Comme la plupart de nos concurrents imprimeurs, Denis Poncin est passé par le Cepegra (après des études à l’IATA de Namur). Aujourd’hui, il fait toujours le même métier mais plus tout à fait dans le même secteur.

EuroSkills, ça t’a servi à quoi ? Cela m’a surtout permis de voir comment travaillent les autres, de sortir de la routine et de découvrir mes limites. Par contre, cela ne m’a pas trop aidé pour trouver du boulot. J’ai dû passer par plusieurs contrats à durée déterminée avant de décrocher un CDI. Depuis un an et demi, je travaille pour l’imprimerie interne de D’Ieteren, sur des presses Heidelberg SpeedMaster 2 et 4 couleurs mais aussi à la finition et au rognage.

Là, tout de suite, tu faisais quoi ? Aujourd’hui, j’ai imprimé des fiches de travail 2 couleurs pour les concessionnaires.

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